Le 10 avril, le Conseil Français de l’Énergie a organisé une visite du site d’ITER et du tokamak WEST du CEA Cadarache pour une délégation de 47 représentants issus de notre écosystème.

UNE DÉLÉGATION À LA MESURE DES ENJEUX
Rarement une visite de site aura réuni un tel éventail d’acteurs de la chaîne énergétique et décisionnelle : industriels, opérateurs de réseaux, institutions publiques, ministères, organismes de recherche, agence internationale et fédérations professionnelles.
Étaient notamment présents : ADEME, Agence internationale de l’énergie (AIE), Arabelle Solutions, CEA, COSSEN (Commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire), EDF, ENGIE, Ekwateur, EVOLEN, Iberdrola France, IESF, ministère de l’Économie et des Finances, ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ministère de la Transition écologique, ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, RTE, Safran, Sénat, TotalEnergies.
La délégation a bénéficié d’une découverte approfondie du projet ITER – le plus grand tokamak du monde actuellement en cours d’assemblage à Cadarache – ainsi que d’une visite du tokamak WEST du CEA, machine expérimentale de référence mondiale.
ITER : UNE COOPÉRATION INTERNATIONALE SANS ÉQUIVALENT
ITER regroupe 7 membres : l’Union européenne, la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, la Russie et les États-Unis. Depuis près de vingt ans, ces partenaires coopèrent pour démontrer la faisabilité de la fusion comme source d’énergie propre et quasi inépuisable.
Dans un contexte international marqué par les tensions et conflits géopolitiques, ITER illustre la continuité d’une coopération scientifique unique. Les mêmes nations qui peuvent s’opposer ailleurs poursuivent ici un travail commun, fondé sur le partage des données et la construction collective d’une infrastructure expérimentale d’une très grande complexité.
L’EXCELLENCE FRANÇAISE AU CŒUR DE LA COURSE MONDIALE À LA FUSION NUCLÉAIRE
Implanté sur un site voisin d’ITER, le tokamak WEST du CEA illustre l’excellence de la recherche française en fusion.
Il a réalisé une performance mondiale en maintenant un plasma en conditions expérimentales de confinement magnétique pendant 1 337 secondes, soit plus de 22 minutes, le 12 février 2025.
Cette performance a été obtenue dans un plasma à très haute température, de l’ordre de 50 millions de degrés Celsius, avec une énergie injectée d’environ 2,6 gigajoules, dans le cadre d’expériences visant à optimiser le fonctionnement des dispositifs de fusion par confinement magnétique.
Ce résultat améliore de 25 % le précédent record, établi par le tokamak chinois EAST.
CE QUE CETTE JOURNÉE NOUS A RAPPELÉ
La souveraineté énergétique se construit aussi dans les laboratoires. La recherche fondamentale constitue un actif stratégique de long terme. Et certaines coopérations scientifiques et industrielles résistent aux tensions géopolitiques.
Un grand merci aux équipes d’ITER et du CEA-IRFM pour la qualité de ces visites.
