Mardi 1er juillet, le Conseil Français de l’Énergie et PwC France ont organisé le colloque « lA pour l’énergie, énergie pour l’IA ».
🎯 Son objectif était de répondre aux questions suivantes : Au-delà des outils actuellement mis en avant dans les médias, quelles sont les solutions les plus impactantes déjà appliquées dans le domaine de l’énergie en France et dans le monde ? Quelles sont les évolutions anticipées par l’usage de l’IA dans le secteur de l’énergie ? Quelles stratégies en matière d’énergie pour l’IA ?
Ouvert par le président du Conseil Français de l’Énergie, Jean-Bernard Lévy, il a donné lieu à des interventions du coordinateur national pour l’IA, de l’agence internationale de l’énergie et à deux tables rondes rassemblant acteurs de l’IA et énergéticiens.
Si les échanges ont porté sur les apports des IA génératives, l’implantation des datacenters ou leur consommation d’énergies, sujets souvent abordés dans les médias, ils ont aussi permis d’ouvrir de nouveaux horizons.
Ainsi, le besoin exprimé d’une IA frugale nourrit de nombreux pans de recherche : réalisation de puces plus efficientes, nouveaux procédés de refroidissement ou de récupération de chaleur, ou optimisation de la consommation des modèles tant en phase d’apprentissage que d’inférence.
Cependant, l’enjeu – au-delà de la réalisation de tâches chronophages comme la rédaction de comptes-rendus ou l’analyse de dossiers (typiquement des dossiers complexes d’installation de datacenters au sein du système électrique) – est, aussi, de faire des outils adaptés aux exigences des ingénieurs et chercheurs. Il s’agit, par exemple, d’intégrer les lois physiques dans une IA pour avoir des résultats plus conformes aux attentes des experts ou, à partir d’une IA généraliste, de créer des IA plus spécialisées par domaine.
Autant de champs à explorer qui pourront changer profondément notre façon de traiter des questions d’ingénierie, de sciences des matériaux ou de bio-médecine, sans pour autant que l’exercice prospectif soit aisé.
✍️ Le mot de notre secrétaire générale, Marie-Line Vaiani
C’était il y a 101 ans, en juillet 1924, que se réunissait pour la première fois la communauté internationale du World Energy Council, dont le Conseil Français de l’Énergie est l’un des 40 membres fondateurs.
Son objectif était de construire une communauté de dialogue entre différents acteurs publics et privés de l’énergie avec l’ambition que ce partage de connaissances et d’expertises permette un meilleur usage des ressources et technologies mondiales, pour le bien commun.
Les années ont passé, les sujets changent, les tensions géopolitiques perdurent, le dérèglement climatique continue. L’objectif initial reste essentiel.
La technologie mise à l’honneur ce jour est l’Intelligence Artificielle et ses liens avec l’énergie. En croisant les regards et les approches.
Nous avons ainsi fait le choix d’un double éclairage, national et international, acteurs du numérique et énergéticiens. Parce que ces mondes sont interdépendants. Comme l’IA et l’énergie.
Nous avons aussi fait le choix de donner directement la parole à ceux dont l’IA est le quotidien.
Pour qu’ils partagent leur expérience sur l’impact de l’IA aujourd’hui dans leurs métiers ou chez leur clients et partenaires.
En restant au plus près des faits et du réel.
Je tiens bien sûr à remercier chaleureusement tous les intervenants ainsi que PwC France, membre fidèle du Conseil Français de l’Énergie, pour son accueil et son appui dans l’organisation de cet évènement.
Merci aux intervenants pour ce dialogue croisant les regards entre acteurs publics et privés, acteurs du numérique et de l’énergie, vision française et internationale : Marie-Line Vaiani (Conseil Français de l’Énergie) – Laurent Morel (PwC France) – Pascale Jean (PwC France) – Guillaume Avrin (Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique) – Thomas Spencer (International Energy Agency) – Kristin Schumann (NVIDIA) – Stephan Hadinger (AWS) – Marc Gigon (Microsoft) – Vincent Poncet (Google) – Cédric Auliac (CEA) – Maëlle Gomez (PwC France) – Maïté Jauréguy (RTE) – Ludovic Quesnelle (ENGIE) – Michel Lutz (TotalEnergies) – Stéphane Tanguy (EDF)

