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Evaluation des politiques énergétiques :
la France reste à la troisième place
   

Tous les pays du monde aspirent à disposer de systèmes énergétiques à la fois stables, respectueux de l’environnement et dont le coût soit abordable. Pour que les politiques susceptibles de parvenir à un tel objectif soient bien comprises, favorisent les investissements et garantissent notre avenir énergétique, il est nécessaire qu’elles soient élaborées dans le cadre d’un débat transparent, explicitant les compromis à trouver entre objectifs, échéances et acteurs concernés – compromis sans lesquels il ne peut y avoir de solution au « trilemme énergétique » :  la sécurité énergétique, la justice sociale et l’atténuation des impacts sur l’environnement.
Le rapport d’Évaluation 2011 des politiques énergétiques et climatiques nationales du Conseil Mondial de l’Énergie (dont le résumé en français est disponible sur le site du CFE) passe en revue les défis énergétiques auxquels sont confrontés les décideurs politiques et les dirigeants de l’industrie.
L’indice de développement énergétique durable permet de classer les pays-membres du CME selon l’évaluation de leur capacité à mettre en place un système énergétique stable, respectueux de l’environnement, à un coût abordable. Pour mettre en évidence l’effet agrégé des politiques énergétiques appliquées dans chaque pays, il s'appuie sur une analyse empirique d’une série d’indicateurs reflétant les trois objectifs d'un développement énergétique durable. Parmi ces indicateurs, certains sont liés aux performances et sont propres aux  domaines du développement durable qui intéressent le CME, tandis que d’autres, contextuels, portent sur des aspects politiques, sociaux et économiques propres à chaque pays.
Il ressort de l’examen de l’indice qu’aucun pays ne parvient à avoir une approche équilibrée des trois axes du développement énergétique durable. Les pays se développant et leur économie gagnant en maturité, les états font des choix qui ont tendance à privilégier ou à sacrifier un ou deux axes au détriment ou au bénéfice d’autres axes. Même si les dotations en ressources et les structures de marché diffèrent selon les pays, ceux qui arrivent en tête, des économies développées pour la plupart, ont en commun une faible croissance de leur demande énergétique et un contexte de politiques fortes. Ils disposent de programmes d’efficacité énergétique bien établis et pratiquent des prix équilibrés qui restent abordables tout en favorisant les investissements. Une situation de développement énergétique durable exige d’amener le curseur à un point d’équilibre, fruit de nécessaires concessions entre les trois axes du développement durable, sachant qu’il n’existe pas de formule magique. Chaque pays doit déterminer son propre point d’équilibre, en fonction de ses besoins, de l'opinion publique et de facteurs extérieurs déterminants.

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Conseil Français de l'Energie © janvier 2012